Les RIP première et seconde génération ont permis aux collectivités de constituerun patrimoine d'infrastructures numériques. Maintenant de nouveaux besoins émergent et génèrent des projets multi-technologies / multi-services. La mutualisation est plus que jamais nécessaire, vu le besoin en compétences pour traiter la donnée territoriale, l'hébergement souverain, ou encore la cybersécurité. Quels services inclure dans cette évolution, et sous quelles modalités économiques et juridiques ?
La gestion des ressources naturelles est une urgence pour les territoires : inondations, sécheresse, état des sols agricoles... La donnée est un levier d'action important (détection des fuites d'eau, anticipation des crues, suivi météorologique et des sols...) permettant d'agir plus rapidement et plus justement. Comment l'IoT permet de répondre efficacement en temps de crise ? Comment permet-elle de mieux accompagner les territoires ruraux face aux aléas climatiques ?
Aujourd'hui, 63% des entreprises et 63% des collectivités territoriales hébergent encore leurs serveurs en interne. Avec la montée en puissance des outils numériques, des solutions d'hébergement sont indispensables et doivent accompagner les territoires. Un datacenter de proximité présente plusieurs intérêts majeurs pour un territoire et ses acteurs. Il contribue à la souveraineté numérique des territoires, en offrant un hébergement localisé et maîtrisé des données sensibles, tout en facilitant la mise en œuvre de politiques locales numériques. La mutualisation semble être une solution particulièrement intéressante pour satisfaire ce besoin de stockage à un coût plus intéressant.
L'année 2026 est l'année de la souveraineté, les rencontres de la souveraineté numérique à Bercy ont donné le ton. Pour autant, il n'est pas toujours évident de la définir, de la traduire opérationnellement, de disposer de solutions qui y répondent. Cette table ronde propose un premier état des lieux de la souveraineté appliquée aux infrastructures numériques : réseaux fibre, mobile, datacenter de proximité ou encore objets connectés
Aujourd'hui, le déploiement du réseau fibre optique arrive à sa fin, ainsi la question de l'exploitation et la maintenance de ce réseau et plus encore de sa résilience face aux nouveaux défis, dont le changement climatique, devient majeure. Dans ce contexte, l'innovation peut-elle accélerer la résilience des réseaux ? notamment par des solutions complémentaires voire hybride (satellite ?)
L'interopérabilité nécessite réflexion dès le cahier des charges pour favoriser la pérennité et l'évolutivité des projets de territoires connectés et durables. Pour accompagner les collectivités, de nouveaux cadres sont publiés cette année (MIMs de la commission européenne, charte InfraNum, guide Cerema). Quelles sont les briques d'une interopérabilité minimale aujourd'hui, et demain ?
Alors que le Plan France THD touche à sa fin, plusieurs enjeux majeurs demeurent pour garantir la pérennité des résultats obtenus et préserver la dynamique engagée. Ceux-ci portent principalement sur la viabilité économique des RIP, condition essentielle pour en assurer une exploitation efficace et garantir leur résilience. Ces infrastructures optiques constituent, du fait de la fermeture du réseau cuivre, la seule perspective de réseau souverain qu’il est capital de préserver dans le contexte d’instabilité géopolitique actuel. Celui-ci devra être pris en compte dans le cadre des prochaines élections présidentielles.
2035, c'est demain. La fin du thermique en Europe impose 600 milliards d'investissements et la réinvention d'une filière entière. Le marché seul ne suffira pas : le déploiement des IRVE le montre, entre zones blanches persistantes, financements complexes et modèles économiques fragiles sans soutien public.
La vraie question n'est plus de savoir si la transition aura lieu, mais qui sera en position de la piloter.
Cette conférence décrypte les partenariats publics-privés qui fonctionnent : concessions IRVE, fonds ADVENIR et européens, coordination collectivités-opérateurs, interopérabilité. Des mécanismes actionnables, des retours d'expérience concrets.
Tant pour les acteurs régaliens de nos territoires que pour le tissu industriel ou encore les enjeux de mobilité, les exigences en sécurité et en résilience n'ont jamais été aussi prégnantes. Dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes, la maîtrise des infrastructures numériques, incluant leurs composantes radio, est devenue un enjeu stratégique majeur.
Face à ces exigences, les solutions se diversifient. Réseaux privatifs sur mesure, hybridation terrestre-satellite ou locale-nationale : le recours au mixte technologique garantit la continuité et la pérennité du service en cas de rupture. Ce nouveau standard s'impose naturellement à tous les acteurs de l'écosystème.
Mais comment choisir la bonne architecture ? Comment concilier souveraineté technologique et dépendance à des capacités satellitaires parfois étrangères ? Cette conférence examine les solutions radio adaptées aux nouveaux besoins opérationnels, et les conditions pour les déployer avec exigence et indépendance.
L'aboutissement du déploiement de la fibre amène une diversification des compétences : maintenance du réseau, nouveaux marchés (IRVE, IoT, centres de données...). Cette nouvelle page nécessite de pérenniser la formation pour la vie du réseau et d'accompagner l'évolution des métiers. A partir de l'expérience de la fibre, comment former les compétences de demain, tout en assurant la pérennité du réseau d'aujourd'hui ?