Numérique territorial : bilan ou perspectives ?
Difficile en cette période de changements des principaux acteurs du numérique et à l’approche de la Présidentielle de 2027 d’éviter la liste facile de ce qui a été fait et de ce qui reste en cours. Il ne s’agirait pas non plus de céder à la tentation du commentateur : distribuer les bons ou les mauvais points. En acteur des politiques locales, il s’agit toujours de prévoir, d’anticiper, d’innover… comme le fit en son temps André Labarrère, maire de Pau pendant 35 ans et véritable pionnier des réseaux de fibre longtemps avant les opérateurs privés. Comme les élus et les agents du syndicat mixte La Fibre 64 continuent de le faire aujourd’hui en mutualisant les usages et les services numériques au bénéfice de toutes les communes, y compris les plus petites. C’est pourquoi, j’ai toujours préféré les perspectives au bilan. Peut-être aussi parce que je ne suis pas comptable à Bercy bien que très attentif au bon usage des deniers publics.
Et du bon usage, il en faudra forcément pour résoudre l’équation délicate de l’équilibre économique des RIP. Il en faudra aussi pour le renouvellement des licences mobiles, ces fréquences que l’on dit en « or. » Il en faudra encore pour atteindre les retours sur investissements promis par les réseaux d’objets connectés. Il en faudra probablement pour élever le niveau de cybersécurité de toutes nos entités publiques qui sont toutes plus essentielles les unes que les autres.
Du bon usage, il en faudra pour que les données de l’État et celles des collectivités soient mieux partagées afin que les jumeaux numériques de territoire soient ces outils de gestion et de simulation de tous nos projets publics.
Du bon usage, il faudra en acquérir pour mieux maîtriser l’IA, surtout ces IA métiers qui nous simplifieront la vie citoyenne et professionnelle…
Et bien sûr, tout cela se mettra au service d’une souveraineté numérique mieux prise en compte sur toute la chaîne de valeur.
Ce ne sont que quelques-uns des thèmes qui seront abordés à l’occasion de cette onzième Université de la Transition numérique. Des chantiers déjà ouverts et qui continuent, qui continueront même pendant ces périodes d’incertitudes politiques pour la France. L'avenir est la seule chose qui m'intéresse, car je compte bien y passer mes prochaines années…